« On se sent un peu comme dans une chasse aux sorcières »
Dans un contexte de vives tensions entre les médecines alternatives et complémentaires et la biomédecine, cet article explore les dynamiques de confiance, de pouvoir et d’expérience au sein de la naturopathie québécoise. Ancrées dans la théorisation de la confiance du sociologue Anthony Giddens, nou...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Principais autores: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2026
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dans un contexte de vives tensions entre les médecines alternatives et complémentaires et la biomédecine, cet article explore les dynamiques de confiance, de pouvoir et d’expérience au sein de la naturopathie québécoise. Ancrées dans la théorisation de la confiance du sociologue Anthony Giddens, nous analysons comment la modernité réflexive et les relations de pouvoir asymétriques influencent les perspectives et les pratiques en santé des naturopathes québécois, particulièrement sur des sujets controversés, comme la vaccination. Les résultats de cette étude qualitative, menée auprès de 30 naturopathes, montrent que la confiance de ces praticiens envers la biomédecine dépend de deux mouvements parallèles qui s’influencent mutuellement. Le premier mouvement est principalement alimenté par un contexte précaire et des rapports de pouvoir asymétriques au sein desquels évoluent les naturopathes. Le deuxième mouvement est celui d’un doute constant des naturopathes envers l’information, y compris l’information scientifique. Ce doute, semblable à un esprit critique, pousse ces praticiens à remettre en question les dogmes établis, mais aussi à réfléchir sur les interactions entre leurs connaissances empiriques et celles du milieu biomédical. Ces deux mouvements témoignent de la méfiance des naturopathes envers les systèmes d’experts et de leur préférence pour des savoirs expérientiels plus tangibles. |
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