Être tenu par son erreur : les conséquences du fait de se tromper
Peut-on sortir indemne de ses erreurs ? En empruntant une voie dessinée par les recherches récentes relatives au fait de se tromper qui se démarquent d’une appréhension purement cognitiviste, cet article vise à explorer ce que fait l’erreur à la personne qui la commet. L’hypothèse qui est développée...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
|---|---|
| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2011
|
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Peut-on sortir indemne de ses erreurs ? En empruntant une voie dessinée par les recherches récentes relatives au fait de se tromper qui se démarquent d’une appréhension purement cognitiviste, cet article vise à explorer ce que fait l’erreur à la personne qui la commet. L’hypothèse qui est développée à la suite de Wittgenstein est que chaque acte, chaque contenu cognitif qui se verra qualifié d’erreur “tient” la personne, et risque de porter à conséquence sur la manière dont l’auteur de l’erreur pourra s’engager dans le monde. Il est ainsi possible de proposer une classification des erreurs en fonction du réarrangement qu’elles impliquent dans le système de ce que la personne sait, croit, vit. Afin d’approfondir cette hypothèse, l’article s’appuie sur le fameux texte d’A. Schutz intitulé Don Quichotte et le problème de la réalité. Le phénoménologue y analyse la manière dont le héros fantasque de Cervantès, figure extrême de ce que nous sommes au quotidien, s’arrange un temps pour continuer à vivre dans son sous-univers de chevalerie grâce à un environnement bienveillant, mais aussi comment le chevalier auto-proclamé sera inéluctablement amené à qualifier d’erreur l’ensemble de ce qu’il sait, croit ou vit lorsque le monde qui l’entoure se fera confrontant. |
|---|