Le véganisme à l’épreuve de l’animalisme francophone
Alors que le mouvement animaliste se politise en Occident, il reste principalement compris comme un mouvement de promotion du véganisme. Cette vision s’écarte de la volonté d’émancipation animale dont se revendiquent les militants de la cause animale. C’est pourquoi, grâce à une enquête qualitative...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Alors que le mouvement animaliste se politise en Occident, il reste principalement compris comme un mouvement de promotion du véganisme. Cette vision s’écarte de la volonté d’émancipation animale dont se revendiquent les militants de la cause animale. C’est pourquoi, grâce à une enquête qualitative de trois années réalisée au sein du mouvement animaliste de France et de Belgique francophone, cet article s’est donné pour objectif d’investiguer le “paradoxe animaliste”, c’est-à-dire, le contraste existant entre centralité du véganisme pour le grand public et volonté d’émancipation animale portée par les militants animalistes. À cet égard, l’article présente le mouvement animaliste comme un mouvement social composé de deux cultures militantes au sens de Pleyers (2016), à savoir, la culture véganiste et la culture antispéciste. Il démontre que si la plupart des animalistes sont animés par un désir d’émancipation animale (antispécisme), nombre d’entre eux choisissent de s’inscrire dans une stratégie véganiste. Celle-ci repose sur l’idée que le véganisme est une porte d’entrée pertinente pour mener à une société antispéciste du fait qu’il fait écho à de nombreuses problématiques contemporaines. C’est donc parce que le véganisme représente une alternative solide à différentes crises des sociétés capitalistes modernes qu’il devient l’axe d’action privilégié par les militants de la cause animale. Dès lors, la centralité du véganisme se traduit par une surreprésentativité des véganistes au sein du mouvement animaliste, pourtant porté par des acteurs se revendiquant de l’antispécisme. |
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