L’usage politique de l’islam : l’universel au service d’un État. Le cas du Maroc
Lorsqu’il s’agit d’étudier les rapports des pays arabes à la mondialisation, il est nécessaire d’évoquer l’islam. En tant que facteur local, la symbolique islamique offre des ressources de légitimation au pouvoir. Le cas marocain illustre bien la manière dont les rapports existant entre le Makhzen e...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2011
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Lorsqu’il s’agit d’étudier les rapports des pays arabes à la mondialisation, il est nécessaire d’évoquer l’islam. En tant que facteur local, la symbolique islamique offre des ressources de légitimation au pouvoir. Le cas marocain illustre bien la manière dont les rapports existant entre le Makhzen et le répertoire religieux (Amīr al-Mu’minīne, la bayca , la chérifibilité… ) font de l’introduction de la modernité un simple espace virtuel et fonctionnel. L’émergence de la contestation islamiste participe à la consécration du répertoire traditionnel. D’autre part, depuis les trois dernières décennies, l’essor de l’islam mondialisé offre au Maroc des opportunités politiques à l’échelle mondiale. Ceci est observable au niveau du rôle joué par le pays dans le cadre de la diplomatie islamique (OCI, ISESCO… ) ou au niveau de son positionnement dans l’islam européen. La gestion de l’interaction entre l’islam local et l’islam global, adaptée à la conjoncture internationale, assure le maintien au pouvoir du régime. |
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