Divorcer au Maroc n’est pas toujours une affaire de couple
Au Maroc certaines personnes qui se séparent affirment vouloir quitter le conjoint notamment du fait que leur vie conjugale et personnelle est empiétée par les interventions d’une des belles-familles. Ces divorces ont une “composante communautaire”, au sens de la théorie de Tönnies. Le “je” individu...
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2022
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au Maroc certaines personnes qui se séparent affirment vouloir quitter le conjoint notamment du fait que leur vie conjugale et personnelle est empiétée par les interventions d’une des belles-familles. Ces divorces ont une “composante communautaire”, au sens de la théorie de Tönnies. Le “je” individualisé des conjoints doit composer avec les rappels à l’ordre venant des lignées familiales. Avec le mariage les femmes changent, ou devraient changer, de lignée, en se soumettant à ce que demande la famille du mari : par exemple en arrêtant leurs études ou leur activité professionnelle. Dans certains couples, un des conjoints supporte mal cette trop faible autonomie de leur vie conjugale. Résultant de la domination masculine, ce rapport inégal entre les lignées du mari et de l’épouse peut se transformer en plainte d’ordre psychologique. Des femmes se plaignent que le mari est trop faible psychologiquement puisqu’il ne résiste pas aux injonctions de sa lignée concernant leur style de vie conjugale. C’est ainsi que certains des divorces marocains naissent d’une tension entre des individus qui revendiquent le pouvoir de décider de leur vie, conjugale et personnelle, et un environnement familial qui le leur refuse. |
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