“L’homme qui n’élève pas ses enfants ne devrait pas être appelé un père” ? Les tendances du discours sur la paternité et le dilemme paternel au Japon

La paternité japonaise a longtemps été caractérisée par un engagement professionnel exacerbé et une absence marquée au niveau familial. Cependant, le contexte économique et politique récent a induit certains changements dans la manière d’appréhender la paternité. Il est ainsi possible d’identifier t...

Mô tả đầy đủ

Đã lưu trong:
Chi tiết về thư mục
Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/rsa,
Tác giả chính: Taga, Futoshi
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Recherches sociologiques et anthropologiques 2011
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Miêu tả
Tóm tắt:La paternité japonaise a longtemps été caractérisée par un engagement professionnel exacerbé et une absence marquée au niveau familial. Cependant, le contexte économique et politique récent a induit certains changements dans la manière d’appréhender la paternité. Il est ainsi possible d’identifier trois types de positionnements dans les discours récents relatifs à la paternité au Japon : 1) le père “pourvoyeur”, garantissant les ressources économiques nécessaires aux besoins des enfants, 2) le père “socialisateur”, encadrant ses enfants dans l’apprentissage des normes sociales, 3) le père “soigneur”, aidant ses enfants pour ce qu’ils ne peuvent faire. Il n’est pas facile pour les pères de trouver un équilibre par rapport aux responsabilités que ces trois approches supposent. Les codes professionnels valorisant “l’homme dominant” et les carences du système d’encadrement des enfants obligent de nombreux pères à s’investir énormément dans leur vie professionnelle tandis que de nombreuses mères restent à la maison. Les réactions des pères face à cette situation sont variées. Certains valorisent une division genrée des responsabilités parentales et se consacrent pleinement à leur travail. D’autres articulent travail et famille tandis que l’épouse reste à la maison. D’autres, enfin, optent pour une articulation travail/famille impliquant les deux membres du couple, redéfinissant ainsi la signification de la masculinité.