La culture légitime et la distinction dans le Japon contemporain

Cet article s’interroge sur la pertinence d’une approche en termes de “culture légitime” dans le cas japonais, qui serait au fondement de la distinction sociale. Il part de la théorisation de Pierre Bourdieu entendant rompre avec le relativisme et le principe d’autonomie des cultures pour mettre l’a...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rsa,
Autore principale: Iso , Naoki
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Recherches sociologiques et anthropologiques 2020
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article s’interroge sur la pertinence d’une approche en termes de “culture légitime” dans le cas japonais, qui serait au fondement de la distinction sociale. Il part de la théorisation de Pierre Bourdieu entendant rompre avec le relativisme et le principe d’autonomie des cultures pour mettre l’accent sur les rapports entre classes sociales et la domination des couches supérieures. Toutefois, il est montré en quoi l’application du modèle se révèle assez délicate au Japon, la question se posant de savoir dans quelle mesure ce sont surtout des codes “traditionnels” ou des pratiques importées (à commencer par les concerts de musique classique occidentale) qui structurent la distinction. S’appuyant sur des enquêtes menées en 1995 et en 2015 autour de la stratification, la mobilité sociale et la conscience de classe, ce travail conclut qu’il y a bien des codes dominants mais que ceux-ci sont relativement contradictoires, rendant complexe la mise en œuvre d’une analyse en termes de “culture légitime”. Seules des recherches très approfondies pourraient permettre d’éclairer sa composition.