Rester plasticien quand la notoriété ne fait plus partie du champ des possibles

Ce texte analyse les conditions du maintien de l’activité des artistes modestes en deuxième partie de carrière qui, malgré une absence de revenus associés à la pratique artistique et un faible niveau de reconnaissance, continuent à se définir comme artistes. Cet article s’appuie sur deux enquêtes pa...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rsa,
Autor principal: Haller, Zoé
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Recherches sociologiques et anthropologiques 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Ce texte analyse les conditions du maintien de l’activité des artistes modestes en deuxième partie de carrière qui, malgré une absence de revenus associés à la pratique artistique et un faible niveau de reconnaissance, continuent à se définir comme artistes. Cet article s’appuie sur deux enquêtes par entretiens réalisés auprès d’artistes et de professionnels de l’art. L’accès à la reconnaissance suppose de franchir avec succès un certain nombre d’épreuves imposées par les acteurs de légitimation de l’art contemporain. Au regard de ce modèle d’ascension professionnelle, les artistes qui ne franchissent pas, à mesure qu’ils avancent en âge, les différents échelons de la notoriété se situeraient du côté de l’échec professionnel. Comment, dès lors, continuer à se dire artiste ou maintenir une pratique de création malgré une reconnaissance limitée et l’impossibilité de vivre de son art ?