Rendre compte de la libération conditionnelle en Belgique : prescriptions juridiques et usages du chiffre
Il n’est pas rare qu’une loi oblige à rendre compte de l’exécution d’une mesure pénale. Cet article analyse les rapports légalement exigés dans le cadre de la libération conditionnelle. Cette mesure se prête bien à la double interrogation, “comment et de quoi rendre compte ?”, puisque les lois succe...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2011
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Il n’est pas rare qu’une loi oblige à rendre compte de l’exécution d’une mesure pénale. Cet article analyse les rapports légalement exigés dans le cadre de la libération conditionnelle. Cette mesure se prête bien à la double interrogation, “comment et de quoi rendre compte ?”, puisque les lois successives (31 mai 1888 et 5 mars 1998) supposent la production de rapports relatifs à son exécution. L’analyse de ces différents rapports montre l’importance des données chiffrées pour rendre compte de l’exécution de la loi. Ces données chiffrées, bien que présentes dans les deux groupes de rapports étudiés, ne sont pas les mêmes ; rendre compte des caractéristiques des condamnés ou de la (bonne) gestion de ceux-ci par le système pénal conduit à la production de données différentes. Les objectifs concurrents de la statistique judiciaire constituent un premier outil permettant de comprendre cette production de données différentes. La distinction foucaldienne entre des techniques de pouvoir de « normation » et de « normalisation » permet également d’aborder, bien que par un autre angle, cette problématique. |
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