L’acceptation du danger par les navigateurs hauturiers
La radicalisation et la fréquence accrue des expositions au danger sont régulièrement soulignées par les observateurs de notre contemporanéité sportive. Diverses explications sont invoquées : recherche de sensations fortes, appel de l’aventure, “déroutinisation” du quotidien, affirmation identitaire...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Auteurs principaux: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2011
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La radicalisation et la fréquence accrue des expositions au danger sont régulièrement soulignées par les observateurs de notre contemporanéité sportive. Diverses explications sont invoquées : recherche de sensations fortes, appel de l’aventure, “déroutinisation” du quotidien, affirmation identitaire, etc. À travers le cas de la voile, nous entendons analyser les raisons qui poussent les pratiquants à accepter la confrontation à des dangers identifiés. La littérature sociologique laisse apparaître six manières de construire théoriquement l’engagement dans une pratique sportive dangereuse. Nous proposons d’articuler ces éclairages théoriques pour développer une vision élargie des raisons qui mènent à s’engager dans l’activité hauturière. 22 pratiquants ont été interviewés. Ces entretiens laissent apparaître des éléments pluriels de justification de cette exposition occasionnelle au danger. Des relations de complémentarité entre paradigmes apparaissent finalement, prouvant non seulement que la prétention au monopole explicatif conduit à des impasses, mais aussi que l’ouverture à plusieurs cadres d’intelligibilité enrichit la portée heuristique de chacun d’entre eux. |
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