Une expérience singulière

Le sport est interrogé, ici, dans sa dimension probablement la plus valorisée par les médias : la reconversion des sportifs de haut niveau (SHN). Généralement, le discours est apologétique et vante la reconversion réussie des SHN les plus connus. Mais derrière les résultats glorieux et la médiatisat...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rsa,
Autori principali: Javerlhiac, Sophie, Bodin, Dominique, Robène, Luc, Roussel, Peggy
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Recherches sociologiques et anthropologiques 2011
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le sport est interrogé, ici, dans sa dimension probablement la plus valorisée par les médias : la reconversion des sportifs de haut niveau (SHN). Généralement, le discours est apologétique et vante la reconversion réussie des SHN les plus connus. Mais derrière les résultats glorieux et la médiatisation, se cache une face plus sombre : la précarisation d’anciens athlètes qui reste un sujet tabou. Les exemples ne manquent pourtant pas et prennent à revers bien des idées reçues sur la réussite sociale des SHN. La question de “l’après sport” s’avère pourtant souvent cruciale et difficile pour les athlètes des sports non professionnels ou moins médiatisés ou, tout simplement, pour ceux qui n’avaient rien prévu et qui ont dû stopper leur carrière de manière inopinée à la suite d’une blessure par exemple. La disqualification sociale (Paugam, 1991) est d’autant plus douloureuse à vivre que ce processus de marginalisation marque la fin d’un statut d’exception et s’accompagne de la construction d’une identité négative lorsque l’athlète éprouve des difficultés à s’insérer professionnellement. Le sport de haut niveau, qu’il soit professionnel ou non, médiatisé ou non, en raison tout à la fois de l’entre soi qui le caractérise et de l’attention qui est portée à ceux qui réussissent, ne prépare pas à résister au stigmate et la dimension ternaire de l’identité (Heinich, 1999) trouve ici un exemple “négativement” parfait.