Accoucher de manière “alternative” en France et en Italie
La grossesse et la naissance telles qu’elles ont lieu dans les espaces médicaux d’Europe occidentale ont fait l’objet d’analyses et d’expérimentations résolument critiques depuis “les années 68”. L’article engage un dialogue entre deux études empiriques examinant les accouchements dits “alternatifs”...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2018
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La grossesse et la naissance telles qu’elles ont lieu dans les espaces médicaux d’Europe occidentale ont fait l’objet d’analyses et d’expérimentations résolument critiques depuis “les années 68”. L’article engage un dialogue entre deux études empiriques examinant les accouchements dits “alternatifs” introduits en France et en Italie au cours des années 1970 : l’une se focalise sur “l’accouchement naturel” au sein d’une maternité italienne pionnière en la matière ; l’autre sur la réalisation d’accouchements à domicile par des militantes de l’avortement libre et gratuit en France. La mise en perspective de tentatives intra et extra-institutionnelles d’appropriation profane de l’enfantement vise à rouvrir le questionnement problématique du rapport entre féminisme et maternité. Si l’on se donne la peine d’en analyser le sens politique – à savoir les croyances investies dans des pratiques situées à la marge des préoccupations féministes –, leur portée protestataire face aux dispositifs médicaux, et ce au profit d’une répartition inédite du travail procréatif, ces scénarios marginaux éclairent et questionnent la culture ordinaire de l’engendrement à l’aune du pouvoir médical et patriarcal. |
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