Ce “sentiment de culpabilité”
Cet article explore l’expérience de la “culpabilité” en tant qu’émotion jouant un rôle moteur dans les obligations réciproques de soin dans les relations familiales transnationales. Je pose l’hypothèse qu’en créant une séparation physique, une absence et un sentiment de manque, l’acte migratoire pou...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2010
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article explore l’expérience de la “culpabilité” en tant qu’émotion jouant un rôle moteur dans les obligations réciproques de soin dans les relations familiales transnationales. Je pose l’hypothèse qu’en créant une séparation physique, une absence et un sentiment de manque, l’acte migratoire pousse les migrants à se sentir coupables de ne pas remplir l’obligation morale de coprésence. Les migrants se sentent souvent coupables de ne pas être présents pour s’occuper de leurs parents âgés ; les parents se sentent souvent coupables de ne pas participer à la vie de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Ce “sentiment de culpabilité” les encourage à “rester en contact” aussi souvent et effectivement que possible en créant des occasions leur permettant d’échanger coprésence et don de soi. En renforçant les relations, en exerçant une influence sur autrui, et en allégeant les inégalités relationnelles, la culpabilité peut servir au final à renforcer et maintenir les relations de soin transnationales. Cependant, dans les relations transnationales où les devoirs sont trop lourds pour être remplis, les individus peuvent se désengager du soin afin d’éviter des sentiments de culpabilité accablants et fragilisants. |
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