Les “tiers lieux”, des microcultures innovantes ?
Le développement des “tiers lieux” (Fab Labs, espaces de co-travail, hackerspaces, etc.) est présenté par leurs promoteurs comme un moyen de favoriser la construction de liens sociaux, le partage de savoirs et savoir-faire, un mode de fonctionnement a-hiérarchique. Dans quelle mesure ces promesses s...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Prif Awduron: | , , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2016
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Le développement des “tiers lieux” (Fab Labs, espaces de co-travail, hackerspaces, etc.) est présenté par leurs promoteurs comme un moyen de favoriser la construction de liens sociaux, le partage de savoirs et savoir-faire, un mode de fonctionnement a-hiérarchique. Dans quelle mesure ces promesses sont-elles avérées et constituent-elles des innovations organisationnelles et/ou sociales ? Pour répondre, nous avons procédé par observations et entretiens avec les fondateurs et animateurs de deux espaces de co-travail – l’un à Paris, le second en Bretagne – et d’un Fab Lab situé en Normandie. Le caractère innovant tient à la manière dont différentes techniques d’animation sont mises au service de projets mêlant volonté de réussite économique et respect de valeurs militantes. Ce qui permet de rendre compatibles ces injonctions paradoxales réside dans la capacité des animateurs et des usagers les plus impliqués à élaborer et à pérenniser un mode de régulation autonome et des “microcultures”. De plus, les microcultures orientent le fonctionnement du lieu sur le mode de la démocratie participative, ce qui, en retour, facilite les échanges et l’engagement du plus grand nombre dans le fonctionnement de la structure et dans le processus de créativité. |
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