Ce que le “Libre” fait aux “libristes”
Le développement d’une informatique personnelle a transformé le regard porté sur ses techniciens. Cependant, malgré l’apparition d’une abondante littérature sur la “culture” hacker, ils restent largement invisibles d’un point de vue de leurs inscriptions sociales. Cet article s’appuie sur une enquêt...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2016
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le développement d’une informatique personnelle a transformé le regard porté sur ses techniciens. Cependant, malgré l’apparition d’une abondante littérature sur la “culture” hacker, ils restent largement invisibles d’un point de vue de leurs inscriptions sociales. Cet article s’appuie sur une enquête de terrain menée dans le cadre d’un doctorat portant sur l’institutionnalisation de la “communauté des logiciels libres”. Il vise à réinscrire l’occupation des hackers, “libristes”, et autres passionnés d’informatique de la “communauté du Libre” dans des processus sociaux classiques. La restitution des parcours de vie devra nous permettre de réduire l’ “étrangeté” souvent accolée initialement au phénomène hacker. Nous avons typifié trois populations aux enjeux spécifiques qui sont autant d’investissements dans le “Libre” : les étudiants en informatique, les professionnels et les amateurs passionnés. Il s’agira d’aborder quelques-uns des facteurs contribuant aux processus d’attachement institutionnel. Nous proposons ainsi d’examiner la manière dont les personnes que nous avons rencontrées font du “libre” et font le “Libre” à travers la façon dont elles s’y inscrivent.« Cette perspective [réflexive sur les mécanismes de l’institutionnalisation] conduit à mettre l’accent sur la construction de l’institution comme résultat d’engagements et d’activités hétérogènes, jamais complètement voulu par quiconque non plus que jamais totalement contrôlé par personne, sans rien abandonner de l’idée que cette institution échappe, pour cette raison même, à ses auteurs comme à ses interprètes, quoiqu’elle n’ait cependant peut-être pas d’autre consistance que celle que lui confère la variété des entreprises tendant à s’en saisir et à s’en servir » (Lacroix/Lagroye, 1992 :9-10). |
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