Valoriser ses “incapacités” dans le jeu des délibérations autour d’un projet de relogement. L’accès à la parole publique des habitants d’un bidonville
Cet article propose une réflexion sur les différentes formes de capacités mobilisées par les habitants d’un bidonville pour se faire entendre dans les délibérations au sujet d’un projet de relogement. Il s’appuie sur une enquête ethnographique portant sur la mobilisation collective qui s’est constit...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2015
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article propose une réflexion sur les différentes formes de capacités mobilisées par les habitants d’un bidonville pour se faire entendre dans les délibérations au sujet d’un projet de relogement. Il s’appuie sur une enquête ethnographique portant sur la mobilisation collective qui s’est constituée suite à l’évacuation du bidonville et en particulier sur les interactions entre les habitants, le collectif de soutien et les élus. Le collectif de soutien valorise une expérience passée commune et cherche à imposer les règles du jeu de la délibération avec les élus pour garder le contrôle sur le bidonville. Les habitants du bidonville, tout en ayant recours à des porte-parole reconnus, mobilisent le registre de l’évitement et des confidences hors scène pour affirmer leur liberté de choix et contester la décision collective en coulisses. Cette contestation ressurgit sur la scène politique par une remise en cause des codes rhétoriques valorisés par les élus à travers la conversion d’une incapacité linguistique en capacité d’expression et par l’usage du chahut comme modalité d’insertion dans le discours public. |
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