Tenir le politique à distance : une capacité citoyenne ? Retour sur l’échec d’une tentative d’instrumentalisation partisane d’une association de loisirs
L’engagement associatif est souvent perçu comme une activité permettant de développer des capacités citoyennes et favorisant du même coup une participation à la vie politique légitime. La prise en compte des enjeux entourant cette participation associative laisse cependant apparaître le fait que cel...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2015
|
| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’engagement associatif est souvent perçu comme une activité permettant de développer des capacités citoyennes et favorisant du même coup une participation à la vie politique légitime. La prise en compte des enjeux entourant cette participation associative laisse cependant apparaître le fait que celle-ci s’accompagne parfois d’une volonté de préservation de ces espaces contre des formes trop explicites de politisation. A partir de l’analyse d’un conflit autour d’une tentative d’instrumentalisation partisane d’une association de loisirs, cet article entend précisément prendre au sérieux ces pratiques de mise à distance de la politique. Ce faisant, il montre que le rapport au politique au sein des associations peut se structurer autour d’un rejet de la politique qui demande un certain nombre de savoir-faire et de compétences. Dès lors, contre l’idée d’une politisation induite par la possession de compétences politiques, les capacités citoyennes ici mobilisées le sont essentiellement pour se protéger des intrusions de la vie politique et de ses enjeux propres. |
|---|