Les obstacles à l'émergence de la citoyenneté dans l'Égypte post-révolutionnaire
Cet article s'intéresse aux obstacles à l'émergence d'une citoyenneté – au sens d'idéal civique – comme principe dominant la vie politique égyptienne, dans le sillage de la révolution de 2011. Il repose sur des enquêtes de terrain réalisées dans plusieurs circonscriptions égyptie...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article s'intéresse aux obstacles à l'émergence d'une citoyenneté – au sens d'idéal civique – comme principe dominant la vie politique égyptienne, dans le sillage de la révolution de 2011. Il repose sur des enquêtes de terrain réalisées dans plusieurs circonscriptions égyptiennes avant et pendant les premières élections législatives libres organisées dans ce pays (hiver 2011-2012). Les auteurs ont recours à une analyse multi-scalaire, afin d'examiner comment se déploie l'agency des acteurs dans un contexte marqué à la fois par l'histoire des pratiques électorales en contexte autoritaire, par des clivages politiques reflétant la structuration communautaire de la société, et enfin par le poids des perceptions dominantes concernant le vote des catégories populaires. La thèse défendue ici est que l’émergence d’une véritable citoyenneté, au-delà des aléas de la transition politique, a été entravée par l’impossibilité de forger un pacte politique et d’instaurer un seuil minimal de confiance. Cela s’explique par les clivages qui surdéterminent la politique égyptienne, par les peurs sociales faisant craindre l’irresponsabilité politique des “masses ignorantes”, et par la difficulté d’extirper la politique des logiques clientélistes ou communautaires. |
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