Liens sociaux, secrets et confidences. Le cas des femmes migrantes d’Afrique subsaharienne et séropositives

Les femmes migrantes d’Afrique subsaharienne et séropositives cumulent les vulnérabilités. Fondé sur une recherche qualitative menée auprès de 30 femmes atteintes du VIH, cet article se propose d’analyser comment elles investissent les diverses sphères sociales (familiales, professionnelles, communa...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rsa,
Autores principales: Poglia Mileti, Francesca, Mellini, Laura, Villani, Michela, Sulstarova, Brikela, Singy, Pascal
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Recherches sociologiques et anthropologiques 2015
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Les femmes migrantes d’Afrique subsaharienne et séropositives cumulent les vulnérabilités. Fondé sur une recherche qualitative menée auprès de 30 femmes atteintes du VIH, cet article se propose d’analyser comment elles investissent les diverses sphères sociales (familiales, professionnelles, communautaires, etc.) et créent différents types de liens. Si le statut légal, l’expérience migratoire, l’origine, la précarité sociale ou le genre tendent à orienter les pratiques de sociabilité, nous montrerons que l’usage du secret comme stratégie de gestion de l’information relative au VIH reste l’élément déterminant dans l’organi­sation des relations sociales des femmes interrogées. La proximité sociale et l’investissement affectif sont forts dans le milieu médical et associatif, alors que par crainte de stigmatisation, ils le sont moins au sein des communautés africaines, ce qui réduit les possibilités d’entraide et de solidarité. Fortement liée aux représentations négatives du VIH/sida, la pratique du secret conditionne également les relations au sein de la famille et du couple où se mêlent soutien et violence.