La transgression apparente de bienheureux minoritaires. Orthophonistes et conseillers conjugaux
Les hommes orthophonistes et conseillers conjugaux sont peu nombreux en France et vivent confortablement cette situation atypique. A l’inverse des femmes minoritaires dans des bastions masculins, les hommes rencontrés dans nos deux enquêtes bénéficient d’un privilège de genre lié au fait d’être un...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rsa, |
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| Principais autores: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Recherches sociologiques et anthropologiques
2014
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les hommes orthophonistes et conseillers conjugaux sont peu nombreux en France et vivent confortablement cette situation atypique. A l’inverse des femmes minoritaires dans des bastions masculins, les hommes rencontrés dans nos deux enquêtes bénéficient d’un privilège de genre lié au fait d’être un homme. Rares, ils sont bien accueillis et perçus comme les porteurs d’une mixité attendue. La situation peut entraîner un certain coût, lié à la faible reconnaissance du conseil conjugal, ou plus généralement, au questionnement sur l’orientation sexuelle des hommes investis dans des professions très féminisées. Néanmoins, la masculinité, même en situation de minorité, demeure un avantage pratique et symbolique qui alimente la légitimité professionnelle. Le genre masculin demeure un atout mobilisé ou non selon les cadres d’intervention (responsabilités syndicales, spécialisation professionnelle, élargissement du champ d’intervention). Le fonctionnement de ce mécanisme inégalitaire est parfois restitué avec une distance critique de la part des bénéficiaires interviewés. |
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