Lever les yeux de son livre, perdre le fil
Cet article se propose de reparcourir, selon le prisme de la notion de « rupture de lisibilité », la cartographie de la merveille profane telle que Francis Dubost l’a établie au fil de plusieurs articles fondateurs, essentiellement sur la base de l’analyse des Lais et des romans de Chrétien. En reme...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/rlr, |
|---|---|
| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Revue des langues romanes
2025
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article se propose de reparcourir, selon le prisme de la notion de « rupture de lisibilité », la cartographie de la merveille profane telle que Francis Dubost l’a établie au fil de plusieurs articles fondateurs, essentiellement sur la base de l’analyse des Lais et des romans de Chrétien. En remettant pour ainsi dire mes pas dans les siens, je me demanderai si l’irruption de la merveille a bien pour effet de rompre la lisibilité du texte dans lequel elle s’inscrit, le cas échéant selon quelles modalités et avec quelles conséquences sur la participation du lecteur à l’élaboration, réflexive et sensible, du sens de ce qu’il lit. À terme, il s’agira de défendre l’hypothèse selon laquelle l’impensable de la merveille, dans certains textes, n’en appelle pas à être élucidé, esquivé ou dépassé, mais demande au contraire qu’on s’y arrête, poussant le lecteur à lever les yeux de son livre pour porter son regard ailleurs. |
|---|