Merlin, un bâtard différent : l’excès fantastique de la prose arthurienne, ou le goût du multiple

Au cœur des fictions courtoises, la merveille médiévale y repose sur un « art de faire signe » auquel Francis Dubost a consacré l’ensemble de son œuvre pour en montrer les fondements anthropologiques et les procédés d’écriture. Attachée aux manifestations du surnaturel, elle se signale par son étran...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/rlr,
Главный автор: Koble, Nathalie
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Revue des langues romanes 2025
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:Au cœur des fictions courtoises, la merveille médiévale y repose sur un « art de faire signe » auquel Francis Dubost a consacré l’ensemble de son œuvre pour en montrer les fondements anthropologiques et les procédés d’écriture. Attachée aux manifestations du surnaturel, elle se signale par son étrangeté, accompagnée des modalités d’interprétation qui en limitent simultanément la portée fantastique. Le présent article revient sur ce constat paradoxal à partir des proses romanesques placées sous le signe de Merlin. Jusqu’à quel point ce fils du diable, quand il dit qu’il dit vrai, dit le vrai ? Son identité métamorphique, interrogée d’un texte à l’autre, met au jour une nouvelle poétique de l’incertitude, que l’on pourrait qualifier de fantastique par excès : non pas une horreur du vide, mais un goût du multiple, incarné par le personnage le plus trouble de l’univers arthurien. L’étude détaille trois procédés d’écriture qui créent cet effet fantastique à un niveau métatextuel : la discordance cyclique, la dissemblance transfuge, et le partage d’autorité, inscrit au cœur de la fiction.