Une illusion de joie dans beaucoup de souffrances : en finir avec la « fête épique »
Cet article entend remettre en cause l’idée, pourtant bien établie, que la chanson de geste célébrerait la guerre sous la forme d’une mêlée joyeuse où le plaisir de tuer le disputerait à la quête de gloire : la critique a ainsi pu parler de « fête épique » pour qualifier les épisodes de bataille. Le...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rlr, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue des langues romanes
2023
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article entend remettre en cause l’idée, pourtant bien établie, que la chanson de geste célébrerait la guerre sous la forme d’une mêlée joyeuse où le plaisir de tuer le disputerait à la quête de gloire : la critique a ainsi pu parler de « fête épique » pour qualifier les épisodes de bataille. Les textes qui servent à fonder cette lecture donnent pourtant une autre image de la guerre : si elle peut procurer des moments de joie, c’est ponctuellement, et cette joie n’est jamais celle de tuer ou de massacrer. La guerre est au contraire expérience de la douleur, et l’émotion dominante n’est pas la joie mais la colère. Il apparaît que la critique a confondu « joie » et « énergie » : c’est cette dernière qui est célébrée, et esthétiquement mise en valeur par l’écriture épique. Ce constat conduit à revoir la nature de la réception épique : l’exaltation héroïque s’articule à la compassion et à la déploration. |
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