Joie et deuil dans les Bestiaires des xiie et xiiie siècles : le cygne et le rossignol
Le rossignol, oiseau central dans le lyrisme d'oc et d'oïl, entretient avec la joie un rapport complexe et ambigu : il est d'abord l'oiseau lié au retour du printemps, qui plonge le poète dans la joie, mais il est aussi celui qui chante avec tant de ferveur qu'il meurt en ch...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rlr, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue des langues romanes
2023
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le rossignol, oiseau central dans le lyrisme d'oc et d'oïl, entretient avec la joie un rapport complexe et ambigu : il est d'abord l'oiseau lié au retour du printemps, qui plonge le poète dans la joie, mais il est aussi celui qui chante avec tant de ferveur qu'il meurt en chantant. Cette douce mort du rossignol à force de chanter doit être mise en résonnance avec celle de la cigale ou du grillon dans les bestiaires du Moyen Âge ou celle du cygne, dont le chant funèbre est aussi paradoxalement un chant de joie. |
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