Conflits linguistiques invisibles : une communauté romande au bord de la mer Noire
Cette contribution porte sur la concurrence entre deux langues romanes, le francoprovençal et le français, dans une communauté viticole sur le littoral nord de la mer Noire. Il s’agit des viticulteurs originaires du canton de Vaud, qui ont fondé la commune de Chabag en Bessarabie en 1822. Détachée d...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rlr, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue des langues romanes
2019
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette contribution porte sur la concurrence entre deux langues romanes, le francoprovençal et le français, dans une communauté viticole sur le littoral nord de la mer Noire. Il s’agit des viticulteurs originaires du canton de Vaud, qui ont fondé la commune de Chabag en Bessarabie en 1822. Détachée du canton de Vaud, la communauté qui parlait francoprovençal et français s’est retrouvée dans un État, voire des États, pour lesquels les deux langues étaient marginales. Aussi le rapport de forces entre ces langues se négociait-il presque exclusivement à l’échelle communale. En effet, la commune de Chabag faisait d’abord partie de l’Empire russe, ensuite du Royaume de Roumanie (entre 1917 et 1940-1944), puis de l’Union Soviétique ; aujourd’hui elle se trouve sur le territoire de l’Ukraine. Nous analysons le discours métalinguistique produit par les acteurs sociaux de différents types (un pasteur et un instituteur locaux, les chercheurs issus des cultures dominantes) et dans des cadres sociopolitiques et épistémologiques divers. Des publications rares sont comparées à des matériaux des archives de Saint-Pétersbourg, d’Odessa et de Berne. |
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