Genèse et actualité d’une critique de la ville par les marges

Dans cet article, nous proposons d’interroger la persistance de critiques de la ville opérées par les marges, c’est-à-dire, à partir de ce qui diffère et peine à trouver sa place dans l’ordre urbain. Ces critiques, qui émergent historiquement avec les luttes urbaines et les avant-gardes artistiques,...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/ris,
Egile Nagusiak: Houlstan-Hasaerts, Rafaella, Pattaroni, Luca
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: Revue de l’Institut de Sociologie 2025
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Dans cet article, nous proposons d’interroger la persistance de critiques de la ville opérées par les marges, c’est-à-dire, à partir de ce qui diffère et peine à trouver sa place dans l’ordre urbain. Ces critiques, qui émergent historiquement avec les luttes urbaines et les avant-gardes artistiques, visent la prise en compte de différences habitantes et créatives : des formes de vie multiples mais aussi des singularités de création et d’expression. Ces critiques se sont peu à peu stabilisées, allant jusqu’à alimenter un modèle de la « bonne ville » : une topique de la ville des marges. Au cours des dernières années, leur institutionnalisation a signé l’émergence de deux nouvelles topiques – de la ville du bien-vivre et de la ville attractive – où se dessinent des compromis inédits avec les exigences du développement économique et de mises en garanties des qualités urbaines. En suivant l’émergence, l’absorption et la relance de cette critique à Bruxelles, il s’agit de contribuer à une pragmatique de l’ordre urbain, attentive à la fois aux formes d’émancipation et d’oppression contenues dans différents modèles de ville.