Une musique qui se meurt ?

La musique classique est confrontée depuis plusieurs années au vieillissement et au rétrécissement de la base sociale des publics de ses concerts, comme l’ont montré plusieurs enquêtes. Ce constat conduit à nous interroger sur la place de la musique classique, notamment chez les plus jeunes, et, de...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/ris,
Autor principal: Dorin, Stéphane
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Revue de l’Institut de Sociologie 2023
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:La musique classique est confrontée depuis plusieurs années au vieillissement et au rétrécissement de la base sociale des publics de ses concerts, comme l’ont montré plusieurs enquêtes. Ce constat conduit à nous interroger sur la place de la musique classique, notamment chez les plus jeunes, et, de manière plus générale, sur l’évolution des pratiques culturelles, savantes et populaires, à l’ère numérique. L’élévation des âges moyen et médian des publics du classique s’accompagne d’une élitisation de ces publics, notamment en termes de diplôme et de formation musicale, mais aussi d’une féminisation et d’une exclusion des minorités ethniques. Âge, classe, genre et ethnicité semblent ainsi définir quatre frontières qui viennent clore le périmètre du concert classique, assimilé de plus en plus souvent dans l’espace public à une pratique culturelle senior. Face à ces évolutions, les institutions musicales ont le plus grand mal à dépasser des stratégies de dénégation largement contre-productives et à intégrer les apports des enquêtes en sciences sociales.