La déception des « classes moyennes » à l’égard de l’École

L’article pose la question des rapports difficiles entre l’école publique et les classes moyennes. À bien des égards, le sort des classes moyennes et celui de l’école et de ses agents sont historiquement liés, et ce d’une manière forte et durable. L’éducation, en tant que distributrice du capital cu...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/ries,
Auteur principal: Lessard, Claude
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue internationale d'éducation de Sèvres 2011
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’article pose la question des rapports difficiles entre l’école publique et les classes moyennes. À bien des égards, le sort des classes moyennes et celui de l’école et de ses agents sont historiquement liés, et ce d’une manière forte et durable. L’éducation, en tant que distributrice du capital culturel, suscite chez les parents des diverses classes moyennes un fort intérêt, dans tous les sens du mot. Elle est donc au cœur des stratégies de reproduction. Dans un contexte où la mobilité sociale ascendante semble à la fois limitée et excessive pour certains, et la mobilité descendante de plus en plus médiatisée, les tensions entre les fractions des classes moyennes paraissent vives en même temps que se répand la peur de la chute sociale. Cette inquiétude caractéristique des classes moyennes, dans le contexte économique actuel, est exacerbée par des discours catastrophiques sur l’école publique. Pour dépasser ce diagnostic de crise, l’auteur plaide pour une quête pragmatique d’équilibre qui passe par un encouragement à la diversité des écoles.