Les élites anciennes et nouvelles au Japon
Le Japon, pays de milliers de dieux, se conjugue presque toujours au pluriel : il y a une multiplicité d’élites comme il y a une myriade de divinités. Cependant, depuis 1868, un nouveau type d’élites importé du « modèle » occidental s’est développé : l’élite méritocratique qui passe des concours dif...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ries, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue internationale d'éducation de Sèvres
2011
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le Japon, pays de milliers de dieux, se conjugue presque toujours au pluriel : il y a une multiplicité d’élites comme il y a une myriade de divinités. Cependant, depuis 1868, un nouveau type d’élites importé du « modèle » occidental s’est développé : l’élite méritocratique qui passe des concours difficiles et suit une formation dans une université. La démocratisation de l’enseignement secondaire et supérieur, sous l’influence américaine après la Seconde Guerre mondiale, a ouvert les portes de la compétition. Le parallèle fait par les classes moyennes entre démocratie et éducation a eu pour effet de multiplier les universités de quatre ans ainsi que les « boîtes à concours ». L’éducation non obligatoire est payante et les lycées privés et les universités sont un fardeau de plus en plus lourd pour les familles alors que la compétition fait rage et que l’argent est au cœur du système. À côté de ces élites de type moderne co-existent des élites anciennes, des maîtres d’un art ancestral bien souvent. Chaque domaine (ou champ) génère ses élites et sa hiérarchie. Epistèmé et technè font au Japon bon ménage. |
|---|