« J’ai achevé un monument plus durable que l’airain » : le temple des images de Charles Baudelaire
Dans les feuillets de ses notes manuscrites, Benveniste prône une voie épistémologique spécifique, consistant à comprendre l’univers poétique baudelairien en réfléchissant sur le « choix révélateur » et sur l’« articulation » de certaines images. C’est ainsi que Mallarmé célèbre la langue novatrice...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue italienne d’études françaises
2022
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans les feuillets de ses notes manuscrites, Benveniste prône une voie épistémologique spécifique, consistant à comprendre l’univers poétique baudelairien en réfléchissant sur le « choix révélateur » et sur l’« articulation » de certaines images. C’est ainsi que Mallarmé célèbre la langue novatrice de Baudelaire et son imaginaire, dans le tombeau qu’il dédie à l’auteur des Fleurs du Mal. Chaque strophe tourne autour d’un motif central, codé métaphoriquement : le « temple », le « museau », la « mèche », le « poison » et enfin l’« Ombre », à l’aide d’une syntaxe qui dissout tout statisme et dénoue les liens préconstruits. Ce poème se donne comme un témoignage essentiel de la postérité de l’artiste et de la révolution qu’il a apportée dans le domaine de l’expression poétique, dont Mallarmé souligne le caractère novateur, en renouvelant dans son hommage, par le choix de substantifs tels que « bouche d’égout » ou « bave », la subversion de la parole proférée. |
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