Le portrait hanté. Stratégies figuratives dans l’œuvre de Barbey d’Aurevilly
Le motif du portrait peint, largement attesté dans la littérature européenne du XIXe siècle, occupe une place cruciale dans l’œuvre de Jules Barbey d’Aurevilly, se caractérisant comme un objet seuil fondé sur la triade de l’absence, du désir et du fantasme. Comme dans un jeu de miroirs, le portrait...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Revue italienne d’études françaises
2021
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le motif du portrait peint, largement attesté dans la littérature européenne du XIXe siècle, occupe une place cruciale dans l’œuvre de Jules Barbey d’Aurevilly, se caractérisant comme un objet seuil fondé sur la triade de l’absence, du désir et du fantasme. Comme dans un jeu de miroirs, le portrait et le texte reflètent l’un dans l’autre leur manque intrinsèque, livrant au lecteur un face à face troublant avec la mort. Une véritable isotopie du surnaturel s’enchaîne autour du portrait qui, plutôt qu’apparaître comme le théâtre de la mémoire censé ressusciter le passé, apparaît comme un objet envoûtant à même d’ensorceler les personnages. La spectralité le caractérisant le transforme en un portrait hanté peuplant le texte de visions et de revenants. Contraire à la démocratie du portrait introduite par la photographie, l’auteur revendique la valeur aristocratique et sacrée de l’image peinte, conçue comme un objet magique voire une relique. |
|---|