Quand la marche se fait écriture : le voyageur-penseur au milieu des sommets (XVIIIe-XIXe siècles)

À la fois physique par le contact direct avec le sol et mentale par la libération de la pensée qu’elle permet, l’activité de la marche est le meilleur moyen qui soit de connaître intimement un espace. Imprégnés de rousseauisme et influencés par une nouvelle approche sensorielle de la réalité, maints...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Glavni autor: Locatelli, Federica
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue italienne d’études françaises 2021
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:À la fois physique par le contact direct avec le sol et mentale par la libération de la pensée qu’elle permet, l’activité de la marche est le meilleur moyen qui soit de connaître intimement un espace. Imprégnés de rousseauisme et influencés par une nouvelle approche sensorielle de la réalité, maints écrivains préromantiques et romantiques ont privilégié comme thème et pratique poétique l’activité piétonnière au sein de la nature ; la promenade s’autonomise en tant qu’expérience individuelle et genre littéraire. En analysant quelques extraits de récits de voyage des XVIIIe et XIXe siècles par Senancour, Hugo et Gautier, nous montrerons aussi comment l’écriture des randonnées au milieu du paysage montagneux, choisi comme décor spécifique de notre enquête, a suscité ses propres moyens stylistiques et génériques, destinés à restituer au lecteur la réalité factuelle, mais aussi la subjectivité et l’unicité du vécu.