Paradoxes de la vérité littéraire

Le discours littéraire ne paraît pas pouvoir satisfaire strictement à l’exigence de vérité, si l’on considère celle-ci comme l’adéquation d’un discours à la réalité. Dans le meilleur des cas, la littérature ne pourrait proposer qu’une promesse de vérité. Or, une telle conception du rapport de la lit...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Autor principal: Marx, William
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Revue italienne d’études françaises 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le discours littéraire ne paraît pas pouvoir satisfaire strictement à l’exigence de vérité, si l’on considère celle-ci comme l’adéquation d’un discours à la réalité. Dans le meilleur des cas, la littérature ne pourrait proposer qu’une promesse de vérité. Or, une telle conception du rapport de la littérature avec la vérité a une histoire, que l’on peut reconstituer de façon non exhaustive sous la forme de cinq étapes emblématiques, ou cinq paradoxes. Depuis Platon, pour qui le postulat de la non-vérité définit la littérature elle-même, jusqu’à Paul Valéry, pour qui la vérité de la littérature n’est impossible à voir que parce qu’elle est aveuglante, en passant par Aristote, Thomas d’Aquin et Edgar Allan Poe, nombreux et surprenants sont les retournements de la notion de vérité littéraire. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, et il est certain que longtemps encore le tourniquet de la promesse de vérité continuera de tourner.