Vérité, poésie et mensonge chez Louis-Claude de Saint-Martin

D’après le théosophe Louis-Claude de Saint-Martin l’univers s’organise selon un système d’oppositions entre le pluriel et le singulier, la division et l’unité, où cette dernière représente l’idéal que l’homme doit poursuivre. Le terme « mensonge », souvent employé au singulier et toujours avec une s...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Hoofdauteur: De Santis, Vincenzo
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Revue italienne d’études françaises 2020
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:D’après le théosophe Louis-Claude de Saint-Martin l’univers s’organise selon un système d’oppositions entre le pluriel et le singulier, la division et l’unité, où cette dernière représente l’idéal que l’homme doit poursuivre. Le terme « mensonge », souvent employé au singulier et toujours avec une signification négative, paraît néanmoins contredire cette tendance générale dans l’utilisation du nombre grammatical. Il ne s’agit pourtant que d’une contradiction apparente, dans la mesure où toute erreur naîtrait d’un mensonge originel, d’une occultation volontaire de la vérité. La tâche du théosophe consiste donc à révéler à l’homme cette vérité cachée : la vraie poésie, expression de la langue première, est le moyen le plus adapté pour dévoiler l’essence du monde. À travers une lecture de plusieurs ouvrages du « philosophe inconnu » et à la lumière de ses réflexions sur la langue, j’essaierai d’analyser les significations qu’attribue l’auteur au terme et à ses synonymes, ainsi que le rapport entre « erreurs », « mensonge » et « vérité » par rapport à sa conception de la poésie.