Présupposés et microfiction chez Régis Jauffret

La brièveté et la concision caractéristiques du « genre » contemporain de la microfiction motivent le recours à l’implicite dans un souci d’économie verbale. Or l’implicite ne sert pas seulement à faire court : état toujours marqué de la langue, d’après la définition de Catherine Kerbrat-Orecchioni,...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Glavni avtor: Squarzina, Anna Isabella
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue italienne d’études françaises 2020
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:La brièveté et la concision caractéristiques du « genre » contemporain de la microfiction motivent le recours à l’implicite dans un souci d’économie verbale. Or l’implicite ne sert pas seulement à faire court : état toujours marqué de la langue, d’après la définition de Catherine Kerbrat-Orecchioni, il possède un ample éventail de fonctions, qui sont toutefois souvent délaissées dans la littérature critique sur la microfiction, au profit de l’avantage le plus patent qu’il présente, celui justement de la parcimonie. L’article se concentre sur l’un des deux volets de l’implicite, le présupposé, et montre comment Microfictions de Régis Jauffret (Paris, Gallimard, 2007) fait jouer ses ressorts au service du préconstruit et du pathétique.