« Je suis un petit peu alchimiste » : la collision des genres littéraires dans la Trilogie allemande de L.-F. Céline

La Trilogie allemande de L.-F. Céline demeure encore aujourd’hui une œuvre difficile à définir. Selon une interprétation fort répandue, la voix du romancier a désormais fait place au regard du chroniqueur. À l’inverse, une autre interprétation pose l’accent sur la prédominance de la dimension fictiv...

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Λεπτομέρειες βιβλιογραφικής εγγραφής
Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Κύριος συγγραφέας: Leoni, Iacopo
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Revue italienne d’études françaises 2019
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:La Trilogie allemande de L.-F. Céline demeure encore aujourd’hui une œuvre difficile à définir. Selon une interprétation fort répandue, la voix du romancier a désormais fait place au regard du chroniqueur. À l’inverse, une autre interprétation pose l’accent sur la prédominance de la dimension fictive. Si on ne serait mettre en discussion le statut romanesque de la Trilogie, il est plus difficile d’établir avec exactitude à quel genre de roman on est confronté. La séparation des genres narratifs, statutairement labile chez Céline, est définitivement abolie en fonction d’une architecture qui fait entrer en collision le roman et les mémoires autobiographiques, la chronique et le commentaire. Mais cette opération n’a rien à voir avec la posture ironique qui sera typique de l’écrivain postmoderne : souvenir, témoignage, digression et transposition trouvent leur véritable sens dans une interaction perpétuelle qui fait écho à la désarticulation du monde, et la transcende au même temps.