Châtiments à l’âge de l’Amour et de la poésie pure

Cet article a pour objet le rapport entre « fureur poétique » et « fureur politique » dans les Châtiments (1853), le premier recueil que Victor Hugo publie depuis son exil. La nécessité de s’engager dans le présent après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte correspond à la nécessité de refonde...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Autor Principal: Pellegrini, Luciano
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue italienne d’études françaises 2017
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article a pour objet le rapport entre « fureur poétique » et « fureur politique » dans les Châtiments (1853), le premier recueil que Victor Hugo publie depuis son exil. La nécessité de s’engager dans le présent après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte correspond à la nécessité de refonder de façon radicale son écriture poétique. Il en va de la reformulation de la tension entre utilité et autonomie du Beau à la base de sa poétique. Pour que la voix justicière et prophétique du Poète s’exprime, l’engagement doit passer par un processus de dépersonnalisation de la haine et du moi. Et à l’intensification du militantisme doit correspondre une intensification quasi ludique des effets expressifs du signifiant. C’est ainsi que Hugo sort de son silence, qui durait depuis 1840, en publiant un recueil militant qui inaugure une nouvelle phase de son œuvre, et qui se situe moins en décalage que l’on n’a tendance à croire avec les expériences des nouvelles générations faisant de l’autonomie du Beau le mot d’ordre de la modernité.