La haine comme catégorie esthétique
L’article propose de considérer la haine comme une valeur esthétique, non point pour la réhabiliter moralement, mais pour montrer qu’une haine extrême fonctionne comme une œuvre d’art, autotélique et autosuffisante. Cette thèse, inspirée par la distinction aristotélicienne entre la haine et la colèr...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Revue italienne d’études françaises
2017
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | L’article propose de considérer la haine comme une valeur esthétique, non point pour la réhabiliter moralement, mais pour montrer qu’une haine extrême fonctionne comme une œuvre d’art, autotélique et autosuffisante. Cette thèse, inspirée par la distinction aristotélicienne entre la haine et la colère, est illustrée par deux cas d’étude : les pamphlets des guerres de religion en France qui fondent une anti-littérature haineuse sur les ruines de l’éloquence humaniste et les pamphlets antisémites de Céline qui aspirent vers le sublime de l’odieux. |
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