Les Anciens sont-ils des antimodernes ? Tradition et renouvellement esthétique pendant la Querelle des Anciens et des Modernes
Est-il possible de considérer les Anciens de la Querelle comme des Antimodernes, étiquette critique formalisée par Antoine Compagnon à propos d’auteurs du XIXe siècle ? Malgré les difficultés d’appliquer cette notion à des auteurs dont les horizons philosophiques sont, pour des raisons chronologique...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Revue italienne d’études françaises
2025
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Est-il possible de considérer les Anciens de la Querelle comme des Antimodernes, étiquette critique formalisée par Antoine Compagnon à propos d’auteurs du XIXe siècle ? Malgré les difficultés d’appliquer cette notion à des auteurs dont les horizons philosophiques sont, pour des raisons chronologiques évidentes, bien différents, les Anciens semblent néanmoins en respecter les aspects intrinsèquement dialectiques. Si le sentiment antimoderne n’est qu’une réponse proactive à un état de crise esthétique ou idéologique, le passé étant mobilisé pour résoudre les impasses de la contemporanéité, nous allons démontrer que les Anciens, en recourant aux sources et aux modèles grecs et romains, ne font finalement qu’anticiper et encourager plusieurs des nouveautés théoriques du XVIIIe siècle. Dans leurs défenses de la littérature antique face aux attaques des Modernes, les Anciens activent des concepts (vérité, nature, simplicité), diffusent un lexique critique et promeuvent un imaginaire de l’Antiquité qui aidera le XVIIIe siècle à conceptualiser ses réformes esthétiques et à donner forme à ses besoins expressifs. Les Anciens se révèlent finalement être de véritables Antimodernes, ou des « modernes malgré eux ». |
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