Narration expressionniste et rhétorique de la haine : Bernanos après Bloy
L’expression publique de la haine met en danger la face discursive de celui ou de celle qui s’y adonne. La narration romanesque peut cependant rendre cet acte plus acceptable : toute énonciation littéraire tend, d’une part, à neutraliser le jugement moral ; la haine peut, d’autre part et le cas éché...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue italienne d’études françaises
2017
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’expression publique de la haine met en danger la face discursive de celui ou de celle qui s’y adonne. La narration romanesque peut cependant rendre cet acte plus acceptable : toute énonciation littéraire tend, d’une part, à neutraliser le jugement moral ; la haine peut, d’autre part et le cas échéant, être prêtée au narrateur plus qu’à l’auteur ; certains projets narratifs peuvent enfin intégrer cette dimension dans leur projet esthétique même. On tente ici de préciser les conditions de possibilité stylistiques et rhétoriques d’expression de la haine dans un cadre romanesque, à partir de quelques portraits satiriques empruntés à Georges Bernanos et à Léon Bloy. |
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