Élégie de la modernité

L’antimodernité est la version politique et historiquement située de l’arrière-garde. Longtemps avant la modernité, on en retrouve des traces dans l’expression d’une émotion particulière – le sentiment de la perte – non moins que sur la forme poétique qui lui est dédiée, l’élégie. « Antimodernité »...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Autore principale: Marx, William
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue italienne d’études françaises 2025
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’antimodernité est la version politique et historiquement située de l’arrière-garde. Longtemps avant la modernité, on en retrouve des traces dans l’expression d’une émotion particulière – le sentiment de la perte – non moins que sur la forme poétique qui lui est dédiée, l’élégie. « Antimodernité » est le nom que l’on donne à la conscience élégiaque de la modernité. L’élégie moderne est liée au sentiment d’un remplacement inéluctable, qui est le sentiment même de la modernité. De tous les remplacements ayant cours, celui du sens des textes – toujours actualisé par le lecteur selon le régime moderne de la littérature – est celui qui provoque le plus de souffrance chez les antimodernes (Baudelaire). La conscience du remplacement réunit les acteurs du remplacement (avant-gardes) comme ses opposants (arrière-gardes).