La tour d’ivoire d’un mondain dans sa chambre. Proust était-il un écrivain isolé ?
Proust n’utilise que deux fois l’expression, révélée par Sainte-Beuve, « l’écrivain dans sa tour d’ivoire ». Ces deux occurrences surviennent au début et à la fin de sa vie littéraire et permettent d’avoir un aperçu de l’évolution de l’écrivain dans son rapport à l’écriture, dans la place qu’il doit...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue italienne d’études françaises
2024
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Proust n’utilise que deux fois l’expression, révélée par Sainte-Beuve, « l’écrivain dans sa tour d’ivoire ». Ces deux occurrences surviennent au début et à la fin de sa vie littéraire et permettent d’avoir un aperçu de l’évolution de l’écrivain dans son rapport à l’écriture, dans la place qu’il doit occuper dans le monde et la société. Proust raille en effet dès le début des années 1890 l’image de la tour d’ivoire comme un mythe décadent, et le statut de l’artiste qui en dérive. À la fin de sa vie, dans un passage prévu pour Le Temps retrouvé, Proust souligne au contraire combien l’écrivain doit avoir affaire avec son temps et ne pas renoncer à se confronter avec l’Histoire, qu’il s’agisse de l’affaire Dreyfus ou de la Grande Guerre. |
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