Du côté de chez Ferval : Proust s’inquiète d’un précédent du drame du coucher
Le but que nous nous proposons ici n’est pas de présenter au lecteur une véritable hypothèse, mais, plus modestement, de procéder à une lecture en parallèle de deux textes, qui ont été mis en relation par Proust lui-même, dans une lettre datée de 1908 qu’il adresse à Marguerite de Pierrebourg, alias...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue italienne d’études françaises
2024
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le but que nous nous proposons ici n’est pas de présenter au lecteur une véritable hypothèse, mais, plus modestement, de procéder à une lecture en parallèle de deux textes, qui ont été mis en relation par Proust lui-même, dans une lettre datée de 1908 qu’il adresse à Marguerite de Pierrebourg, alias Claude Ferval, romancière et patronne d’un célèbre salon. Dans cette lettre, il évoque la scène du roman Ciel rouge où la fillette de la protagoniste attend en pleurs le baiser du soir de sa mère, et déclare avoir décrit, dans « des pages déjà un peu anciennes » qu’il compte peut-être publier un jour, un épisode à certains égards similaire. La découverte des Soixante-quinze feuillets remet la question à la une, car, si jusqu’à présent il a été convenu que Proust pensait, en écrivant cette lettre, au drame du coucher du Jean Santeuil, il est désormais manifeste que, comme l’a noté Nathalie Mauriac, à ce moment « Proust ne peut pas ne pas avoir à l’esprit l’épisode qu’il vient de rédiger dans les Soixante-quinze feuillets ». |
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