La Révolution et les tragédies romaines
Dans la décennie 1730-1740, après son retour d’Angleterre et sa rencontre avec Shakespeare, Voltaire propose un modèle de tragédies politiques, dont Brutus et La Mort de César sont la manifestation. L’auteur y développe une analyse de la monarchie absolue et d’une alternative républicaine qui prend...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue italienne d’études françaises
2024
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans la décennie 1730-1740, après son retour d’Angleterre et sa rencontre avec Shakespeare, Voltaire propose un modèle de tragédies politiques, dont Brutus et La Mort de César sont la manifestation. L’auteur y développe une analyse de la monarchie absolue et d’une alternative républicaine qui prend appui sur l’histoire romaine et dont les résonances sont aussi bien françaises qu’anglaises. Pour autant il ne propose pas un objectif républicain qui ressemblerait à la République de 1792. Le traitement théâtral de la Rome antique lui donne une incarnation visuelle mais accentue la distance d’un détour. Ces pièces ont un succès modeste, sans jamais disparaître jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, mais la Révolution change leur signification en les actualisant. Paradoxalement c’est en les historicisant que Talma leur donne leur puissance d’actualité : Rome n’est plus un détour de pensée, Rome c’est Paris. Dès 1789, Brutus est partout dans la culture révolutionnaire et avec lui Rome est partout. Des épisodes de l’histoire de la Rome républicaine fournissent le sujet de tragédies désormais présentes sur toutes les scènes et non plus sur la seule Comédie-Française. La tragédie « romaine » offre ainsi une expérience de pensée en commun à un public nouveau jeté par les événements dans l’action politique. |
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