La Tour de Doan Bui. Une architex-Tour perecquienne ?

Après la parution du Silence de mon père en 2016, Doan Bui publie son premier roman La Tour ou un chien à Chinatown en 2022 qui raconte les vies des habitants de la Tour Melbourne au sein de la dalle des Olympiades dans le 13e arrondissement de Paris. Le roman fait écho à la Vie mode d’emploi de Geo...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rief,
Autor Principal: Pozzetti, Francesca
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue italienne d’études françaises 2024
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Après la parution du Silence de mon père en 2016, Doan Bui publie son premier roman La Tour ou un chien à Chinatown en 2022 qui raconte les vies des habitants de la Tour Melbourne au sein de la dalle des Olympiades dans le 13e arrondissement de Paris. Le roman fait écho à la Vie mode d’emploi de Georges Perec : le mouvement narratif, qui saute d’un chapitre-logement à l’autre, rappelle le procédé zigzaguant à l’intérieur de l’immeuble 11, rue Simon-Crubellier. Mais c’est surtout la manière de raconter la spatialité qui renvoie aux espaces perecquiens. Plus spécifiquement, l’importance donnée à la spatialité dans le roman de Doan Bui est le résultat de la cohabitation de trois piliers architextuels que l’auteure emprunte à Georges Perec : l’espace vide, l’espace clos et l’espace a-relationnel.