Calembours poétiques et traduction : Glossaire j’y serre mes gloses, de Michel Leiris à André Masson
Michel Leiris a défini ses jeux de mots en forme d’articles de dictionnaire comme des calembours poétiques. Glossaire j’y serre mes gloses est un recueil foncièrement intraduisible. Pourtant, un mouvement traductif le traverse dans plusieurs directions. D’abord, la glose n’est souvent que la traduct...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Revue italienne d’études françaises
2016
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Michel Leiris a défini ses jeux de mots en forme d’articles de dictionnaire comme des calembours poétiques. Glossaire j’y serre mes gloses est un recueil foncièrement intraduisible. Pourtant, un mouvement traductif le traverse dans plusieurs directions. D’abord, la glose n’est souvent que la traduction intralinguistique d’un mot isolé. En outre, Leiris s’aventure parfois dans Babel, en proposant des équivalents poétiques français de mots étrangers (traduction interlinguistique). Enfin, les illustrations d’André Masson pour l’édition de 1939 introduisent une troisième dimension, celle de la traduction intersémiotique. Masson assume jusqu’à un certain point la contrainte de transposer sur le plan iconique les jeux de la matière verbale. Son travail montre une variété de solutions, allant de la littéralité, axée sur le mot-entrée, à la fidélité au texte de la glose, que le dessin prolonge et développe, et jusqu’à la recréation libre et autonome, produisant de nouveaux jeux visuels. Il s’agit d’un cas marquant d’interaction texte-image, dans une mouvance intermédiaire entre le surréalisme et l’Oulipo. |
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