Les retombées du pacifisme dans l’œuvre narrative de Jean Giono
Jean Giono a toujours pratiqué au cours de son existence l’idéologie pacifiste et l’a durement payé par deux incarcérations en 1939 et en 1944. Ce pacifisme revêt toutefois, dans son œuvre narrative, deux aspects nettement différents. Des années vingt du siècle dernier jusqu’au début de la Seconde G...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue italienne d’études françaises
2024
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Jean Giono a toujours pratiqué au cours de son existence l’idéologie pacifiste et l’a durement payé par deux incarcérations en 1939 et en 1944. Ce pacifisme revêt toutefois, dans son œuvre narrative, deux aspects nettement différents. Des années vingt du siècle dernier jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, il nous fait assister à la célébration, dans une certaine mesure utopique, de la vie paisible et préservée de la technique, de l’industrialisation et du profit, que menaient au début du XXe siècle, dans une atmosphère quasi intemporelle, les paysans et les artisans de Haute-Provence. Dans la deuxième partie du siècle, au contraire, notre auteur, fortement marqué par les événements des années trente et quarante, change de cap et, sans renoncer à son pacifisme, décide d’affronter l’histoire. Il décrit alors, surtout dans le « Cycle du Hussard », le pragmatisme amoral des milieux politiques, qui finit par induire le personnage principal du « Cycle » à opter pour une sorte d’anarchisme. |
|---|