André Thérive : résignation contre négation
La production romanesque d’André Thérive dans l’entre-deux-guerres constitue un univers qu’il faut mieux explorer. S’il représente sans cesse des individus inquiets, en proie au malheur d’exister, dans Le Charbon ardent (1929) et Fils du jour (1936) cette condition renvoie surtout à une perturbation...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/rief, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Revue italienne d’études françaises
2016
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La production romanesque d’André Thérive dans l’entre-deux-guerres constitue un univers qu’il faut mieux explorer. S’il représente sans cesse des individus inquiets, en proie au malheur d’exister, dans Le Charbon ardent (1929) et Fils du jour (1936) cette condition renvoie surtout à une perturbation dans la transmission générationnelle du modèle paternel. À travers la représentation obsédante de ce thème, Thérive trace le drame d’un sujet passif et solitaire, victime d’un véritable complexe de stérilité. D’une part, cet aspect lie Thérive aux représentants les plus célèbres de sa génération, de l’autre il est le motif principal de l’oubli dont son œuvre a été de plus en plus l’objet. Dans le panorama culturel et littéraire des années 1930, caractérisé par une forte tension éthique, le pessimisme radical de ces romans ne pouvait que les reléguer dans une position de marginalité. |
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