Insécurisation gouvernée et enjeux fonciers de la transition verte
À partir du cas du complexe solaire Noor Midelt, cet article analyse les effets fonciers de la transition énergétique au Maroc. Fondé sur une enquête socio-anthropologique menée entre 2019 et 2024, il montre comment la domanialité, la compensation sélective et la tolérance conditionnelle de pratique...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ried, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue internationale des études du développement
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | À partir du cas du complexe solaire Noor Midelt, cet article analyse les effets fonciers de la transition énergétique au Maroc. Fondé sur une enquête socio-anthropologique menée entre 2019 et 2024, il montre comment la domanialité, la compensation sélective et la tolérance conditionnelle de pratiques irrégulières participent à un régime d’« insécurisation gouvernée ». Ce mode de gouvernement repose sur la pluralité ambiguë des statuts fonciers et la fragmentation des droits d’usage. Il maintient les populations rurales dans une situation d’incertitude, limitant leurs possibilités de revendication, les tenant à l’écart des bénéfices du projet, tout en les intégrant ponctuellement à son fonctionnement. Le cas de Midelt met ainsi en lumière les contradictions d’une transition énergétique qui, sous couvert de durabilité, redéfinit autoritairement les usages de l’espace et nie les formes d’appartenance territoriale non inscrites dans les cadres étatiques.A partir del complejo solar Noor Midelt, este artículo analiza los efectos territoriales de la transición energética en Marruecos. Basado en una encuesta socioantropológica realizada entre 2019 y 2024, muestra cómo el régimen domanial, la compensación selectiva y la tolerancia condicional de prácticas irregulares contribuyen a un régimen de “inseguridad gobernada”. Esta forma de gobierno reposa en la pluralidad ambigua de los estatus territoriales y la fragmentación de los derechos de uso. Mantiene las poblaciones rurales en una situación de incertidumbre, limitando sus posibilidades de reivindicación, teniéndolas al margen de los beneficios del proyecto e integrándolas, puntualmente, en su funcionamiento. El caso de Midelt pone, por lo tanto, de relieve las contradicciones de una transición energética que, bajo una apariencia de sostenibilidad, redefine de forma autoritaria los usos del espacio y niega las formas de pertenencia territorial no inscritas en los marcos estatales. |
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