Politiques de backlash et développement durable en Amérique latine
Ce numéro spécial explore l’intersection entre les politiques de réaction (backlash politics) et le développement durable, en Amérique latine. Dans toute la région, les mouvements de réaction s’opposent de plus en plus aux initiatives mondiales telles que l’Agenda 2030 des Nations Unies et les Objec...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/ried, |
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| Další autoři: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue internationale des études du développement
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Ce numéro spécial explore l’intersection entre les politiques de réaction (backlash politics) et le développement durable, en Amérique latine. Dans toute la région, les mouvements de réaction s’opposent de plus en plus aux initiatives mondiales telles que l’Agenda 2030 des Nations Unies et les Objectifs de développement durable (ODD), qu’ils présentent souvent comme des menaces à la souveraineté nationale, aux valeurs traditionnelles et à l’identité culturelle. En s’appuyant sur des études de cas empiriques au Brésil, en Colombie, au Costa Rica et au Guatemala, les contributions examinent comment les acteurs du backlash se mobilisent contre les normes internationales, les droits de l’homme, les réglementations environnementales et les politiques d’égalité de genre. En mobilisant le cadre analytique des idées, des intérêts et des institutions, les articles analysent les mécanismes par lesquels les politiques de réaction perturbent les trajectoires du développement durable. Plutôt que de considérer le backlash comme une simple réaction, les articles le révèlent comme une reconfiguration délibérée et tournée vers l’avenir de la gouvernance et de l’élaboration des politiques. Ce dossier plaide pour une approche empirique de l’étude des politiques réactionnaires et appelle à un renouvellement de l’agenda de recherche, en reliant les expériences latino-américaines à des dynamiques mondiales plus larges. Il souligne l’urgence de comprendre à la fois les résistances aux agendas progressistes et les réponses qu’elles suscitent, afin de défendre les valeurs démocratiques et de faire progresser un développement durable et inclusif. This special issue explores the intersection of backlash politics and sustainable development, in Latin America. Across the region, backlash movements have increasingly opposed global initiatives such as the UN’s 2030 Agenda and the Sustainable Development Goals (SDGs), often framing them as threats to national sovereignty, traditional values, and cultural identity. Drawing on empirical case studies from Brazil, Colombia, Costa Rica, and Guatemala, the contributions examine how backlash actors mobilize against international norms, human rights, environmental regulations, and gender equality policies. Using the analytical framework of ideas, interests, and institutions, the articles unpack the mechanisms through which backlash politics disrupt sustainable development trajectories. The studies explore processes such as policy dismantling, conservative institutional activism, and the strategic use of disinformation and conspiracy theories. Rather than viewing backlash as a mere reaction, the articles reveal it as a deliberate and forward-looking reconfiguration of governance and policymaking. Ultimately, the special issue advocates for an empirical approach to studying backlash politics and calls for a renewed research agenda that connects Latin American experiences to broader global patterns. It underscores the urgency of understanding both resistance to progressive agendas and the responses they provoke in order to safeguard democratic values and advance inclusive, sustainable development. Este número especial explora la intersección entre las políticas reaccionarias (backlash politics) y el desarrollo sostenible en América Latina. En toda la región, los movimientos reaccionarios se oponen cada vez más a iniciativas globales como la Agenda 2030 de las Naciones Unidas y los Objetivos de Desarrollo Sostenible (ODS) que, a menudo, se presentan como amenazas a la soberanía nacional, los valores tradicionales y la identidad cultural. Basándose en estudios de casos empíricos en Brasil, Colombia, Costa Rica y Guatemala, los artículos examinan cómo los actores del retroceso reaccionario se movilizan contra las normas internacionales, los derechos humanos, las regulaciones ambientales y las políticas de igualdad de género. Al congregar el marco analítico de las ideas, los intereses y las instituciones, los artículos examinan los mecanismos mediante los cuales las políticas reaccionarias perturban las trayectorias del desarrollo sostenible. En lugar de considerar el backlash como una simple reacción, los artículos lo revelan como una reconfiguración deliberada y orientada al futuro de la gobernanza y la formulación de políticas. Este informe aboga por un enfoque empírico del estudio de las políticas reaccionarias y pide una renovación de la agenda de investigación, vinculando las experiencias latinoamericanas con dinámicas globales más amplias. Subraya la urgencia de comprender tanto las resistencias a las agendas progresistas como las respuestas que suscitan, con el fin de defender los valores democráticos y promover un desarrollo sostenible e inclusivo. |
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